Trois joueurs complètement transformés sous Pep Guardiola à Manchester City 

Après plusieurs années de travail et de constance au haut niveau, Manchester City a enfin pu décrocher la Ligue des Champions. Mieux, les Sky blues entrent dans l’histoire en décrochant le triplé Championnat-Coupe et LDC avec une équipe exceptionnelle. Un effectif construit par Pep Guardiola qui a su faire grandir ses joueurs pour en faire des machines de guerre. En voici trois dont la métamorphose est tout simplement impressionnante. 

En réalité, tous les joueurs de Manchester City ont d’une manière ou d’une autre été métamorphosés en étant sous les ordres de Pep Guardiola. Ceci, à commencer par les cadres Kevin De Bruyne, Bernardo Silva, Ilkay Gündogan dont le niveau et la polyvalence se sont développées au fil des saisons. On peut également parler du gardien Ederson Moraès et son apport dans le jeu. Mais il y a aussi d’autres joueurs, dont on ne voyait pas forcément le potentiel, mais que le catalan a fait venir pour en faire des références à leurs postes.

Jack Grealish

Après une première saison presque cataclysmique avec Manchester City, l’international anglais fait partie des grands artisans du triplé des Citizens. L’ancien d’Aston Villa a eu du mal durant sa première saison à s’adapter au jeu de Pep Guardiola et à surtout assimiler le rôle qu’il a voulu lui donner. Il était le meneur de jeu d’Aston Villa, avec une liberté de mouvement, étant le joueur le plus créatif dans une équipe moyenne de Premier League. En plus de débarquer à City pour un montant record pour la PL, de quoi avoir la pression, Grealish se retrouve dans une configuration inhabituelle. Il doit jouer ailier, mais surtout occuper une zone précise sur son côté. Dans le jeu de position de Pep Guardiola, les joueurs ne doivent pas s’immiscer dans la zone les uns des autres.

Dans ces conditions, Jack Grealish a du mal à s’exprimer comme chez les Villans. Pourtant, il en avait les qualités. Durant l’Euro 2021 où l’Angleterre atteint la finale, Jack Grealish avait un rôle de Joker de luxe. Il entrait souvent en tant qu’ailier, prenait bien son côté et apporter l’impact escompté. Chez les Sky blues, il fallait juste une saison d’adaptation pour intégrer les spécificités de Pep Guardiola à son jeu. 

Joao Cancelo

C’est l’une des transformations les plus impressionnantes. Avant son arrivée à Manchester City, Joao Cancelo était presque un latéral quelconque. Cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas de qualité. Il avait une bonne technique balle au pied, et surtout une très bonne qualité de centre. Cependant, ça reste des qualités assez communes pour un latéral moderne. Après s’être révélé à l’Inter Milan, il signe ensuite avec la grande Juventus Turin qui vient d’enregistrer l’arrivée de Cristiano Ronaldo. Après une première saison positive sans plus, un club et surtout un entraîneur frappe à la porte. Pep Guardiola convainc le Portugais de rejoindre son équipe. Un échange Danilo-Cancelo se fait entre la Juventus et City. C’est le début de la transformation.

Connu comme un latéral droit, Pep Guardiola le déplace sur le côté gauche. Et c’est là que son profil de latéral change. Son rôle n’est plus de toujours déborder et de centrer, même s’il lui arrive de le faire grâce à la qualité de son pied gauche. Joao Cancelo devient surtout une sorte de second ailier gauche, permettant à l’ailier naturel de se rapprocher de l’axe, en se plaçant dans le demi-espace. Il est même présenté comme un meneur de jeu excentré. Il fait partie de ces joueurs qui ont accentué l’importance du latéral dans le football moderne. Un poste qui commençait déjà à prendre de plus en plus d’importance, surtout sur le plan offensif. Après des tensions avec son entraîneur, il est prêté par City au Bayern Munich. 

Rodri

Lorsque Rodri était un joueur de l’Atlético Madrid, on pouvait voir qu’il avait le potentiel pour devenir un des meilleurs milieux d’Europe. Cependant, son transfert à Manchester City a surpris ou du moins laissé perplexe plus d’un. Passer du Cholismo de Diego Simeone au jeu de possession de Pep Guardiola n’est pas évident. Mais comme souvent, Pep Guardiola avait sa petite idée. Le premier but de son arrivée était bien sûr d’assurer l’équilibre de l’équipe grâce à son travail défensif. C’est un rôle que Fernandinho pouvait aussi bien assurer, mais le technicien catalan demandait plus. Avec Rodri, Guardiola a trouvé sa version 2.0 de Sergio Busquets. Joueur qu’il a lancé au Barça qui fut une pièce maîtresse du milieu derrière Iniesta et Xavi. 

Après avoir assuré son rôle défensif, Rodri est la première rampe de lancement des offensives de Manchester City. Là où il impressionne encore plus, c’est dans le jeu long. Il est le premier pilier du jeu en triangle, jeu long pour trouver Mahrez ou Silva, jeu court avec ses compères au milieu. Ses qualités techniques lui permettent de s’extirper du pressing adverse lorsqu’il y en a. De plus, il prend très vite l’information pour savoir ce qui se passe autour de lui, que ce soit au moment de passer le ballon, ou même avant de le recevoir. Une participation au jeu que beaucoup n’entrevoyaient pas lorsqu’il était à l’Atlético. Et quand Manchester City a du mal à débloquer la situation dans le jeu, il peut compter sur la qualité de frappe de l’Espagnol. Le joueur est désormais connu pour envoyer des missiles de 25, 30 mètres. Il peut également tirer sur une longue distance avec finesse. En témoignent ses buts face au Bayern en 1/4 et l’Inter en finale. 

Parmi les joueurs transformés sous Guardiola, on peut également parler de John Stones dont le replacement au milieu s’est fait avec brio. Il est aussi important de souligner que tous les joueurs n’ont pas pu s’adapter au style et aux exigences de Pep Guardiola. On peut parler par exemple de Ferràn Torres, Fernandinho, Nolito au début du projet ainsi que le gardien Claudio Bravo. Il y a aussi ceux qui ont fini par se lasser comme Raheem Sterling, Gabriel Jésus ou encore Oleksandar Zinchenko. Ce qui illustre le long chemin parcouru avant ce triplé de Manchester City.

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