Man City dominant dans tous les aspects du jeu face au Real Madrid

Le champion en titre est tombé lourdement. Pour cette demi-finale retour de Ligue des Champions à l’Etihad Stadium, Manchester City a surclassé le Real Madrid (4-0). Un match dominé de la tête et des épaules par les locaux qu’on analyse surtout sur trois aspects tactiques.

Une leçon, une correction ! Ces mots ne sont pas exagérés pour parler de ce que Manchester City a infligé aux Merengues. Les Sky Blues auront largement dominé les débats en se montrant bien meilleurs qu’au match aller.

Un autre visage de Manchester City 

La première différence avec le match aller, c’est que pour cette fois, City est vraiment allé chercher son adversaire dans son camp. Comme souligné au match aller, le bloc citizen était haut lors de la première manche, mais n’a pas vraiment pressé le Real. À croire qu’ils ont joué la prudence, et, ils ont manqué de tranchant. Cette fois, c’était le match retour et ils étaient à domicile. Ils ont pris à la gorge le Real Madrid et les relances étaient de plus en plus compliquées à faire. C’est Kroos ou Modrić qui sont chargés de descendre pour proposer une solution afin de ressortir les ballons. Mais les deux étaient pressés par deux, trois joueurs à chaque fois vu que City avait minimum 4 joueurs placés hauts en plus d’Haaland. Le comportement des hommes de Guardiola à la perte du ballon fait que les Madrilènes ont au plus 7 secondes pour perdre à nouveau la balle après l’avoir récupérée. Manchester City a fait 13 récupérations hautes dans le camp madrilène.

Les forces sont devenues les faiblesses madrilènes 

Une des satisfactions au match aller, c’était Eduardo Camavinga. Mais cette fois, le Français a été un peu dépassé par les évènements. Alors qu’il avait bien tenu Bernardo Silva au match aller, il a complètement perdu son duel face au Portugais qui était déchaîné. Sur le côté droit, Carjaval efficace sans être exceptionnel au match aller, s’est fait avoir cette fois par Jack Grealish. L’Anglais sans faire des différences en un contre un arrivait par sa conduite de balle à le faire reculer jusqu’au moment où il trouve des espaces pour trouver un joueur dans l’axe. Exemple en première mi-temps sur la première occasion d’Haaland qui est sorti par Thibault Courtois. City n’a pas seulement gagné la bataille des côtés, mais aussi celle du milieu. Et c’est ça qui a surtout été décisif. Dès le début de la rencontre, le déficit physique de Kroos et Modrić s’est fait ressentir dès le début face à l’intensité mise par City. Et le fait qu’ils soient un peu plus bas a permis aux Sky Blues de les submerger. Et lorsque les côtés et le milieu sont sous contrôle, les centraux du Real ne peuvent pas faire grand chose car ils sont constamment exposés.

L’OVNI nommé Erling Haaland 

Les hommes du match sont Bernardo Silva et Kévin De Bruyne qui même sans être physiquement dans sa plus grande forme a ouvert de sacrées brèches avec sa qualité de passe. Dans le jeu, Haaland n’aura pas forcément joué un grand rôle. Mais son importance était ailleurs. Le Norvégien a joué un rôle ingrat mais diablement efficace pour Guardiola. Si City n’a pas pu marquer à l’aller, ce n’est pas directement dû au fait que Haaland n’a pas marqué. La preuve, il n’a pas marqué hier. Une fois que les ailiers citizens ont pris le dessus sur les latéraux, c’était encore plus compliqué pour les centraux. D’un côté, il y a Haaland qu’il fallait marquer, et de l’autre, il fallait sortir pour contrer les ailiers. Et c’est la présence du Norvégien qui met encore plus les Madrilènes dans ce dilemme vu qu’on parle du meilleur buteur en Europe actuellement. Cela a encore été plus accentué après qu’il a eu deux occasions franches. Le deuxième rôle, c’est celui de “target player”. Sa seule présence suffit à garder les défenseurs centraux derrière. Ce qui veut dire qu’en phase offensive, le Real ne peut pas monter avec tout le monde, permettant à City de mieux défendre et de contenir le Real.

Vers la fin du match, les hommes de Guardiola ont parfaitement géré en conservant le ballon puis en marquant le quatrième but. Les Sky Blues n’ont donné aucune chance au Real Madrid de renverser la vapeur. Les Merengues ont essayé d’exister de par les fulgurances de ses individualités mais rien n’y fit. Ils n’auront jamais vraiment fait le poids. 

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